"Én dolgozni akarok" EMLÉKPAD. József Attila 1905-1936

 dolgozni akarok Jozsef Attila 1905-1937

mardi 5 juillet 2011

Kapzsi kezek tépték Magyarország szívét.


Csak egy nagy bűn, és a bűn még mindig életben van.
Név: kapzsi kéz!
Szerte a világon.

NON NON JAMAIS

Injuste mains, des mains avides.
Cœur de la Hongrie déchirée.
Nous ne sommes pas nous rien coupable, que toute autre nation.
Que ceux qui ont participé à la fois l'allemand dans la guerre.
Juste un grand péché.



NON! NON! JAMAIS!

Belle richesse CJ, la fierté Matyas
On ne peut, non, jamais! donner ce pays, ce bijou !
Ne sortira pas de ce pain  serbes Banat!
Hongrois sur les Carpates, le vent soufflera!

Si le moment venu - permettra d'ouvrir les tombes,
Si le moment venu - en vient à se remettre la Hongrie,
Si le temps vient - sera forte dans le bras,
«Attendez, mes frères, nous serons là, nous n'avons pas tout donné!

Puis nous courons devant la colère noble,
Sang de la croix nous peignons, puis se repose
Bafouer et tout! - Le combat sera rude! -
S'opposer aux portes des enfers!

Rugissant, nous  nous précipiterons, comme la marée,
Nous nous battons jusqu'à la dernière goutte de sang
Et un  nouveau tracé de la frontière hongroise
Dans son ensemble, comme il n'ya pas si longtemps,
Et les étoiles dans le ciel à nouveau à l'honneur.

Le drapeau, l'épée de la foudre,
Le méchant est en marche loin de nous - parce que nous sommes Hongrois!
Monte vers le ciel  nos voix en colère:
Nous voulons notre pays d'origine! ou mourir pour lui.

Notre pays n'en est pas moins, non, personne n'en doute,
Il brillera, comme autrefois, lumineux,
Un cri venu de la Plaine hongroise montera à travers la montagne  :
Non ne laissez , jamais! Jamais Arpad dans notre maison!

Premier semestre 1922.

lundi 4 juillet 2011

NEM! NEM! SOHA!


NEM! NEM! SOHA!

Szép kincses Kolozsvár, Mátyás büszkesége
Nem lehet, nem, soha! Oláhország éke!
Nem teremhet Bánát a rácnak kenyeret!
Magyar szél fog fúni a Kárpátok felett!

Ha eljő az idő - a sírok nyílnak fel,
Ha eljő az idő - a magyar talpra kel,
Ha eljő az idő - erős lesz a karunk,
Várjatok, Testvérek, ott leszünk, nem adunk!

Majd nemes haraggal rohanunk előre,
Vérkeresztet festünk majd a határkőre
És mindent letiprunk! - Az lesz a viadal!! -
Szembeszállunk mi a poklok kapuival!

Bömbölve rohanunk majd, mint a tengerár,
Egy csepp vérig küzdünk s áll a magyar határ
Teljes egészében, mint nem is oly régen
És csillagunk ismét tündöklik az égen.

A lobogónk lobog, villámlik a kardunk,
Fut a gaz előlünk - hisz magyarok vagyunk!
Felhatol az égig haragos szózatunk:
Hazánkat akarjuk! vagy érte meghalunk.

Nem lesz kisebb Hazánk, nem, egy arasszal sem,
Úgy fogsz tündökölni, mint régen, fényesen,
Magyar rónán, hegyen egy kiáltás zúg át:
Nem engedjük soha! soha Árpád honát!

1922 első fele

Attila Jozsef.

NUIT DU FAUBOURG

NUIT DU FAUBOURG (KÜLVÁROSI ÉJ)

Dans I’arriére-cour, la lumiére

Souléve son filet sans se presser.

Comme un trou est plein d'eau dans la riviere,

Déjá notre cuisine Test dans l'obscurité.

Silence. Une brossé a récurer paraít se dresser

Sur ses pattes,

Et se mertre á grimper.

Au-dessus d'elle, un morceau de platre

Est perplexe : doit-il se laisser tomber ?

Dans ses loques d'huile toute grasse,

Sur fond de ciel, la nuit soupire et devient immobilé.

Elle s'assoit aux confins de la ville,

Puis titubant traverse une place,

Et pour éclairer allume un coin de lune.



Les murs d'usines

Se profilent comme des ruines,

Et déjá des ténébres plus tenaces

Au-d'elles se ramassent

En socles de silence.

Par les vitres des filatures,

Les rayons de la lune descendent

En faisceaux.

Dans les salles obscures

Ce sont les fils qui se tendent

Sut les métiers á créneaux.

Et tant que le travail est arreté, jusqu'au matin,

Les machines mornes tissent sans fin

Les réves friables des fíleuses.

Et plus loin, cimetiére avec ses voútes;

Cimenteries, ateliers mécaniques, fonderies de minerai,

Autant de caveaux de famille qui résonnent,

Gardant tous le secret

D'une résurrection sans joie pour personne.

Un chat gratte une barriére

Et le veilleur de nuit superstitieux

Voit des feux follets, des signaux sournois.

Les dynamos comme des élytres

Brillent d'un éclat froid.

Un train siffle.

L'humide fouille 1'obscuríté

Dans les feuilles d'un arbre tombé

Et se fait lourde

La poussiére sur la route.

Dans la rue un agent, un ouvrier loquace.

Parfois, trés vite, un camarade passe,

Des tracts sous le bras,

Flaire vers l'avant comme un chien et tend comme un chat

L'oreille vers l'arriére,

Faisant un crochet á chaque réverbére.

La gueule du cabaret vomit une lumiére pourrie.

Les fenétres dégobillent des flaques.

A I’intérieur, une lampe hoquette et vacille.

L n seul cíient, un journalier.

Le cabaretier somnole en reniflant.

Vers le mur 1'ouvrier grince des dents,

Er son cafard fait un grand bond. .

fi pleure, il acclame la révolution.

Comme la fonté refroídie,

Les eaux qui résonnent sont engourdies.

Le vént court comme un chien qui vagabonde,

Sa langue pendante touche les eaux

Et les aspire á la ronde. Des paillasses,

des radeaux nagent Sur les flots de la nuit sauvage.

Lentrepot est une barque qui a échoué,

La fonderie une périssoire en fer,

Et le creuset voit des bébés

Rougeoyant dans ses moules ouverts :

Tout est lourd, tout est humide.

La moisissure a dressé la carte

Des pays d'oú la misére jamais ne s'écarte.

Et plus lóin dans les prés arides,

Sur une herbe usée, des chiffons de papier

Voudraient ramper.

fis remuent assez,

Mais n'ontpas la force de s'ébrouer.

Le flottement des draps douteux

Ent l'image de ton vent coílant et loqueteux, Ó nuit.

Tu te suspends au ciel comme la cretonne

Efíilochée sur sa corde et comme la tristesse monotone

Sur la vie, ó nuit.

Nuit des pauvres, deviens brasier,

Brúle et fume dans mon coeur chaud,

Fais couler ce que je porté d'acier,

Fais que je sois 1'enclume sans défaut,

Le marteau qui siffle sa trajectoire,

Lame rapidé de la victoire, Ó nuit.

La nuit est morne, lourde et sans flamme.

Je m'en vais aussi, mes fréres, dormir aprés l'effort.

Que la souffrance épargne notre áme.

Que la vermine épargne nos corps !

1932

dimanche 3 juillet 2011

József Attila és Etus 1927


KÜLVÁROSI ÉJ

KÜLVÁROSI ÉJ

A mellékudvarból a fény
hálóját lassan emeli,
mint gödör a víz fenekén,
konyhánk már homállyal teli.

Csönd, - lomhán szinte lábra kap
s mászik a súroló kefe;
fölötte egy kis faldarab
azon tűnődik, hulljon-e.

S olajos rongyokban az égen
megáll, sóhajt az éj;
leül a város szélinél.
Megindul ingón át a téren;
egy kevés holdat gyújt, hogy égjen.

Mint az omladék, úgy állnak
a gyárak,
de még
készül bennük a tömörebb sötét,
a csönd talapzata.

S a szövőgyárak ablakán
kötegbe száll
a holdsugár,
a hold lágy fénye a fonál
a bordás szövőszékeken
s reggelig, míg a munka áll,
a gépek mogorván szövik
szövőnők omló álmait.

S odébb, mint boltos temető,
vasgyár, cementgyár, csavargyár.
Visszhangzó családi kripták.
A komor föltámadás titkát
őrzik ezek az üzemek.

Egy macska kotor a palánkon
s a babonás éjjeli őr
lidércet lát, gyors fényjelet, -
a bogárhátú dinamók
hűvösen fénylenek.

Vonatfütty.

Nedvesség motoz a homályban,
a földre ledőlt fa lombjában
s megnehezíti
az út porát.

Az úton rendőr, motyogó munkás.
Röpcédulákkal egy-egy elvtárs
iramlik át.
Kutyaként szimatol előre
és mint a macska, fülel hátra;
kerülő útja minden lámpa.

Romlott fényt hány a korcsma szája,
tócsát okádik ablaka;
benn fuldokolva leng a lámpa,
napszámos virraszt egymaga.
Szundít a korcsmáros, szuszog,
ő nekivicsorít a falnak,
búja lépcsőkön fölbuzog,
sír. Élteti a forradalmat.

Akár a hűlt érc, merevek
a csattogó vizek.
Kóbor kutyaként jár a szél,
nagy, lógó nyelve vizet ér
és nyeli a vizet.

Szalmazsákok, mint tutajok,
úsznak némán az éjjel árján - -

A raktár megfeneklett bárka,
az öntőműhely vasladik
s piros kisdedet álmodik
a vasöntő az ércformákba.

Minden nedves, minden nehéz.
A nyomor országairól
térképet rajzol a penész.
S amott a kopár réteken
rongyok a rongyos füveken
s papír. Hogy’ mászna! Mocorog
s indulni erőtlen...

Nedves, tapadós szeled mása
szennyes lepedők lobogása,
óh éj!
Csüngsz az égen, mint kötélen
foszló perkál s az életen
a bú, óh éj!
Szegények éje! Légy szenem,
füstölögj itt a szívemen,
olvaszd ki bennem a vasat,
álló üllőt, mely nem hasad,
kalapácsot, mely cikkan pengve,
- sikló pengét a győzelemre,
óh éj!

Az éj komoly, az éj nehéz.
Alszom hát én is, testvérek.
Ne üljön lelkünkre szenvedés.
Ne csipje testünket féreg.

1932

Attila J.

CHOEUR DES OUVRIERS

CHOEUR DES OUVRIERS (MUNKÁSOK KÓRUSA)

Aux syndicats du monde


Le réveil n'a pas connaissance,

Dans sa stridence,

 Du salaire de l'ouvrier,

Qui s'épuise et qu'on fait plier,

Ni du sang versé par les femmes généreuses.


Qu'avons-nous ? Nos deux mains calleuses...

Et nos enfants!

Nous soulevons par tous les temps

Les sacs pesants, les lourdes briques.

Et nos sueurs sont bénéfiques

A nos ennemis odieux.


Nous frappons le métal ferreux.

Son cceur s'ébréche

Si, le frappant d'un geste réche,

On tait ce que les travailleurs

Ne peuvent dire par les pleurs.


L'avenir nait de notre peine,

De notre chaine.

Notre laborieuse ardeur,

Notre interminable labeur,

Nous vaut une maigre pitance.

Justice, efface cette offense!


Pour nous sauver, ni mitraillettes

Ni temples. A la sauvette

Nous mourons six fois la semaine.

Honte mérne a notre déveine :

 Désunis, nous nous chamaillons,

Puis nous crevons, puis nous crevons !

 
1928